Design d’interactions #01 – L’accessibilité

Qu’est-ce que l’accessibilité en Design d’Interactions (IxD) ?

Selon le principe d’accessibilité, les créations doivent être utilisables par des personnes aux capacités diverses, sans adaptation ni modification préalable. A l’origine, ce principe visait à adapter les objets aux personnes handicapées ; à mesure que la connaissance et l’expérience ont évolué, il est devenu évident que ces ajustements imposés pouvaient être bénéfiques à tous.

Un design accessible répond à quatre règles essentielles :
perception, ergonomie, simplicité et tolérance.

La perception

Il s’agit de faire en sorte que toute personne, quelles que soient ses capacités sensorielles, puisse comprendre la présentation des outils. Dans ce domaine, il est conseillé de :

  • faire appel à des méthodes de codage redondantes (mise en valeur du texte, icônes, boutons tactiles…) ;
  • d’assurer la compatibilité avec les technologies de support technique sensorielles (comme les balises ALT pour les images sur Internet) ;
  • de concevoir des tableaux de bord pratiques pour les utilisateurs assis et debout.

L’ergonomie

Il faut que toute personne, quelles que soient ses capacités physiques, puisse utiliser l’objet que vous avez conçu. Dans ce domaine, il convient de :

  • éviter les actions répétitives et les efforts physiques soutenus ;
  • faciliter l’accès aux fonctions via des contraintes et des affordances bien pensées ;
  • d’assurer la comptabilité avec les technologies d’assistance physique (ex : accès en fauteuil roulant) ;
  • positionner les commandes et les informations pour que les utilisateurs puissent y accéder assis ou debout.

La simplicité

N’importe qui, quel que soit son niveau d’expérience, d’éducation et de concentration, puisse comprendre l’utilité et le fonctionnement de ce que vous avez conçu. En l’occurrence, il s’agit de :

  • éliminer les complications inutiles ;
  • coder et étiqueter les commandes et les modes de fonctionnement de façon claire et cohérente ;
  • présenter les informations et les contrôles de manière logiquement progressive ;
  • fournir des messages d’invite et d’aide efficaces pour toutes les actions ;
  • garantir que le langage utilisé est adapté à tous les niveaux de compréhension.

La tolérance

Cela consiste à assurer un moindre nombre d’erreurs et à en réduire les conséquences. A cet effet, il convient de :

  • utiliser des affordances et des contraintes correctes (comme les contrôles qui ne peuvent être utilisés que d’une façon) ;
  • faire appel à des processus d’avertissement et de confirmation ;
  • intégrer la réversibilité des actions et des réseaux de sécurité pour réduire les conséquences des erreurs (possibilité de défaire ce qu’on a fait).
Le grand ascenseur présente de nombreuses fonctions qui le rendent plus accessible que le petit ascenseur : portes plus larges, rampes permettant aux usagers de se maintenir debout, deux jeux de commandes facilement accessibles aux usagers assis, commandes redondantes alliant chiffres, icônes et code Braille, informations visuelles et auditives, téléphone d’urgence pour une assistance spécialisée. © Lidwell

L’accessibilité en webdesign

Si c’est la thématique du webdesign qui vous accroche plus particulièrement, je vous renvoie vers ces quelques sites :

Si vous avez des ouvrages, des articles et des outils en rapport avec cette thématique, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires !

Rémi L.

Bibliographie : Lidwell, Holden & Butler, Principes universels du design, Eyrolles, Paris, 2011.

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