Départ de feu

« Un mot engendre un mot, une étincelle embrase la terre. »

  • proverbe finnois

J’ai toujours trouvé le concept des images mentales séduisant. Déployer toute une mise en scène avec l’esprit comme pinceau et un imaginaire en guise de toile… Une fulgurance peinturlurée dans une réalité blanche.

J’aimerais pouvoir faire ça dans la vraie vie, donner suffisamment de matière à mes mots pour étendre tout un paysage. À partir d’une simple odeur de bois brûlé, dresser un feu de camp tandis que la journée vit son dernier printemps. Et être juste là, sous les fleurs cotonneuses, à retourner les étincelles.

(sourire)

Je crois que je suis amoureux. C’est tout con, mais… j’ai envie d’être à nouveau heureux, et je crois que c’est peut-être la bonne. Il y a tant de filles que j’ai aimé à jamais, d’une éternité sans altérité… Quand je suis avec elle, le temps qui passe s’engourdit, comme le soleil endort quelquefois les prés.

Ne reste plus qu’à se déclarer… On va bûcher là-dessus. Nul ne sait pourquoi les lendemains chantent, mais c’est le plus beau des présents.

*Quelques jours plus tard*

Le jour se lève, et les cendres volettent calmement. Feu mon espoir, est mort mollement. Quand on s’endort sous le ciel, on ne sait jamais comment sera le monde à notre réveil. Les songes nous parviennent comme autant de feuilles qui se détacheraient des arbres alentours…

Et puis l’aube, et ses changements imperceptibles.

J’ai réfléchi longtemps, avant de craquer l’allumette. Très longtemps, trop, comme souvent. S’en remettre à l’autre, c’est perdre le contrôle, ne fut-ce qu’un moment. Se donner l’occasion, l’illusion de croire, comme avant. J’ai craqué et j’ai eu tort.

Teckhell

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