Archives mensuelles : janvier 2017

Question de langue #22 – Accorder « vu »

Faites-vous une raison : les vacances attendront.  Fidèle au poste, vous avez repris le travail, non sans avoir récupéré un peu de planteur d’un copain antillais dans une flasque métropolitaine. Votre supérieur, entre deux anecdotes de Noël insipides, vous questionne sur le contenu de celle-ci. Cela se fait sous la forme d’un courriel, forwardé aux n+2 et n+3.  Vous réagissez avec sarcasme :

Cette boisson, vue/vu sa faible teneur en alcool, est réputée pour agir sur la productivité.

Vous ne croyez pas si bien dire : le planteur est vraiment bon et vraiment fort. Vous vous écroulez en mordant à pleines dents quelques touches du clavier.

Ce slogan vous poursuivra toute la sainte journée.

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Design d’Interactions #08 – Le diagramme de Gutenberg

Régulièrement, je mets en avant certains principes et thématiques en rapport avec le design d’interactions. Il se peut que cette fiche soit amenée à évoluer, au fur et à mesure de mon apprentissage et de l’évolution de ma sensibilité. 

Qu’est-ce que le diagramme de Gutenberg en Design d’Interactions (IxD) ?

Il s’agit d’un diagramme décrivant la trajectoire générale suivie par le regard lors de l’observation d’informations homogènes, réparties uniformément. On parle également de règle de Gutenberg et de modèle de traitement Z.

Une trajectoire du regard

Le diagramme de Gutenberg divise le support de présentation que quatre quadrants :

  • la zone optique principale dans la partie supérieure gauche,
  • la zone terminale dans la partie inférieure droite,
  • la zone passive forte dans la partie supérieure droite,
  • la zone passive faible dans la partie inférieure gauche.

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Question de langue #21 – Les accents (3/3) : les accents circonflexe et tréma

De temps en temps, les accents sont de fieffées enflures… Pour fixer leurs différents emplois, j’inaugure donc une série de questions de langue leur étant dédiées ! Je me concentre sur leur usage dans la langue française et non leur histoire, que d’autres sites ont déjà développée de manière satisfaisante. Si besoin est, voici les liens vers les accents grave et aigu.

Aujourd’hui : les accents grave et circonflexe !

L’accent circonflexe

Introduction : le cas circonflexe

L’accent circonflexe ou « chapeau chinois » se place sur les voyelles « â », « ê », « î », « ô », « û » à l’exception du « y ». Si l’accent circonflexe placé sur les lettres a, o et e peut indiquer utilement des distinctions de timbre (mâtin et matin ; côte et cote ; vôtre et votre ; etc.), placé sur i et u il est d’une utilité nettement plus restreinte (voûte et doute par exemple ne se distinguent dans la prononciation que par la première consonne).

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Design d’Interactions #07 – La juste dose d’innovation

Régulièrement, je mets en avant certains principes et thématiques en rapport avec le design d’interactions. Il se peut que cette fiche soit amenée à évoluer, au fur et à mesure de mon apprentissage et de l’évolution de ma sensibilité. 

Qu’est-ce que la « juste » dose d’innovation en Design d’Interactions (IxD) ?

Il s’agit d’une méthode permettant de déterminer l’esthétique la plus viable commercialement pour un design. On parle également de principe MAYA (Most Advanced Yet Acceptable).

La pensée MAYA

Quels sont les critères d’un design d’un design réussi ? Les uns définissent le succès en termes d’esthétique, d’autres en termes de fonctionnalité, d’autres encore en termes de commodité. Le designer industriel Raymond Loewy a défini le succès d’un design en termes de performances commerciales, autrement dit de de ventes. Il croyait que l’attrait esthétique était essentiellement un phénomène d’équilibrage entre deux variables : le caractère familier et le caractère unique (en jargon psychologique moderne, on parlerait de typicalité et de nouveauté) et que trouver l’équilibre optimal entre ces variables revenait à trouver le point sensible commercial qui assure le succès. D’après Raymond Loewy, ce point sensible pourrait être identifié à l’aide du principe de juste dose d’innovation ou MAYA, affirmant que la forme la plus progressiste d’un objet ou d’un environnement qui reste reconnaissable (familière) aura les meilleures chances de succès commercial. Loewy associait généralement le concept de progrès à celui d’épuration, mais le terme moderne d’innovation ou de nouveauté semble plus exact.

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Rédaction professionnelle #05 – La relecture (4/5) : l’aspect rédactionnel

On nous le répète depuis le cours élémentaire : la relecture constitue une étape essentielle de la démarche de rédaction. Malheureusement, il s’agit d’une étape souvent négligée ou que le corps professoral peine à enseigner. Bref, si l’on inventorie les objectifs de la relecture, ceux-ci couvrent l’évaluation de :

  • l’information,
  • la structure,
  • l’écriture,
  • la présentation visuelle.

Evidemment, une énumération de ce type veut tout et rien dire… Aussi, je me lance de novembre à janvier dans une (joyeuse) rétrospective « relecture », histoire de mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes ! La focalisation est faite sur les documents professionnels, qui revêtent par nature des enjeux plus étendus. Précédemment, nous avons vu que la relecture se faisait en trois temps (rédacteur/pairs/lecteurs) et qu’il fallait soigner les aspects informatif et structurel, notamment en vérifiant certains points précis (cf. liste).

Poursuivons donc avec le quatrième volet : « l’aspect rédactionnel » !

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Question de langue #20 – Les accents (2/3) : l’accent grave

De temps en temps, les accents sont de fieffées enflures… Pour fixer leurs différents emplois, j’inaugure donc une série de questions de langue leur étant dédiées ! Je me concentre sur leur usage dans la langue française et non leur histoire, que d’autres sites ont déjà développée de manière satisfaisante. Si besoin est, voici les liens vers les accents aigu ainsi que circonflexe et tréma.

Aujourd’hui : L’accent grave qui peut s’utiliser sur les voyelles « e », « a » et « u ». Si « é » se prononce avec un son ouvert, la prononciation pour « à » et « ù » ne change pas.

L’accent grave sur le « e »

Règle 1 : on met un accent grave pour les mots se finissant par un « s » lorsque celui-ci n’est pas la marque du pluriel.

  • après, congrès, décès, près, progrès…

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